En novembre 2019, au moment où nous avons distribué notre premier tract de campagne, nous y écrivions : « Tout porte à croire qu’une grave crise économique et/ou politique, nous attend. Si elle se produit, la commune sera l’échelon le plus approprié pour s’organiser, s’entraider, se soutenir et reconstruire. »

Nous sommes à six jours de l’élection et la crise est là… On voit bien que les banques centrales font ce qu’elles peuvent pour soutenir les cours des banques et notamment de la Deutsche Bank, la plus fragile des banques systémiques d’Europe.

Tableau des banques allemandes…

Le cours de cette banque était supérieur à 107 euros en mai 2007, juste avant la crise de 2008. Il est aujourd’hui maintenu artificiellement au-dessus des 6 euros… Jugez vous-mêmes. Dans un mouvement de panique, qui peut donc maintenir le cour ainsi selon vous, si ce n’est la BCE ? Pourquoi ?

Tout simplement parce que si cette banque fait faillite (et beaucoup disent qu’elle est depuis longtemps en faillite), elle va entraîner dans son sillage beaucoup de banques du monde entier. Et là, la garantie de 100 000 euros dont se vantent les banques ne servira à rien tant il y aura du monde à rembourser, la réserve ne sera que de 5 milliards en 2025… Elle dépasse les 4 milliards actuellement. Les encours de la seule Deutsche Bank sont au moins quatre fois supérieurs à ce chiffre ! Un rapide calcul permet de comprendre que ça représentera en tout et pour tout 50 000 clients à 100 000 euros… en 2024. Autrement dit, une goutte d’eau dans l’océan.

Quelles conséquences pour Waldighoffen ?

Sauf à avoir de gros clients de la Deutsche Bank dans notre commune, les conséquences seront peu visibles au début. Mais une lame de fond viendra balayer toute l’économie qui sera d’un coup, privée d’une grande quantité de sang (la monnaie). Pour peu que les clients des banques fassent un bank run (retirer tout son argent de sa banque) sur les autres banques et nous aurons alors très vite de grosses tensions… qui se traduiront par des pertes d’emploi, des fermetures d’entreprises, des rayons de supermarché vides et probablement une augmentation de la délinquance, mais celle-ci sera pour survivre.

Plus que jamais, il serait inconscient de faire comme si ce risque n’existait pas…