Le cygne vert, vous connaissez ? C’est le nom d’un rapport de la BRI, la Banque des Règlements Internationaux (BRI) que connaissent tous ceux qui sont un jour allez se promener à Bâle et qu’on appelle sous son nom allemand par chez nous, le BIZ-Turm

BRI Basel

Beaucoup considèrent cette institution comme la banque centrale des banques centrales, d’autres comme le gouvernement mondial, on peut voir les choses comme on le veut.

Cinq grosses têtes du monde de la finance mondiale ont planché sur l’avenir de notre société et ont rendu un rapport intitulé : « The green swan – Central banking and financial stability in the age of climate change », ce qui donne en français : « Le cygne vert — La banque centrale et la stabilité financière à l’ère du changement climatique »

Lien vers le rapport en anglais

S’il fallait le résumer en quelques mots, ce rapport dit en substance : « Pour l’heure, on avance à 600 km/h sur une route qui semble stable. Notre visibilité est de 5 m. On nous signale des bourrasques de vent à 1000 km/h en latéral gauche ou droite, une possible fonte de la route suite à un réchauffement et très probablement de fortes chutes de neige d’une hauteur de 3 m suivi d’un gel subit à -40°. Peut-être faudrait-il que nous levions le pied… »

En langage de banquier, ça donne ça : « Les risques physiques et de transition liés au climat impliquent des dynamiques environnementales, sociales, économiques et géopolitiques interactives, non linéaires et fondamentalement imprévisibles […]. Dans ce contexte d’incertitude profonde, les modèles traditionnels d’évaluation rétrospective des risques qui ne font qu’extrapoler les tendances historiques empêchent une pleine appréciation du risque systémique futur posé par le changement climatique »

Je ne vais pas vous traduire tout le rapport, mais très clairement, celui-ci anticipe une crise majeure et indique que les Banques centrales ne pourront cette fois rien faire.

C’est pourquoi nous devons IMPÉRATIVEMENT réapprendre à nous connaître, à nous aider et à faire commune et à devenir le plus autonome possible, car le jour où la crise qui couve éclatera, nous serons ainsi mieux armés pour l’affronter.

Ce rapport date du 20 janvier 2020. Tout porte à croire que l’échéance est proche… Ne paniquons pas, préparons-nous simplement à l’impact.